La vie n’a jamais été droite comme beaucoup le pensent. Elle est parsemée d’obstacles, d’incertitudes, d’échecs et de désillusions. Ces obstacles peuvent, selon les circonstances, renforcer ou affaiblir un individu. Tout être humain traverse des phases de hauts et de bas, mais c’est souvent sa résilience, sa capacité à rebondir, qui détermine s’il devient un vaincu ou un vainqueur.
Mon credo personnel a longtemps été : “Never Give Up” – ne jamais abandonner, toujours se relever, quels que soient les défis rencontrés. C’est une posture de combattant, motivante, presque héroïque. Elle pousse à se dépasser. Pourtant, avec le recul et l’expérience, je réalise qu’il existe des nuances essentielles à intégrer si l’on veut avancer de manière lucide et durable.

- Parfois, il faut savoir lâcher prise. L’acharnement peut devenir contre-productif. Continuer coûte que coûte dans une voie qui n’a plus de sens ou qui nous détruit peut mener à l’épuisement, au déni, voire à l’échec plus profond. Reconnaître qu’un objectif n’est plus en phase avec nos valeurs ou nos capacités du moment, ce n’est pas fuir, c’est évoluer. Parfois, changer de cap est plus courageux que de persister.
- Le mythe du “self-made” peut être oppressant. La résilience individuelle est une qualité précieuse, mais elle ne suffit pas toujours. On oublie trop souvent le rôle de la société, des inégalités structurelles, du hasard ou du soutien des autres dans la réussite. Se croire seul maître de son destin peut isoler et faire culpabiliser ceux qui, malgré tous leurs efforts, n’arrivent pas à “gagner”.
- L’échec n’est pas l’opposé du succès, il en est une composante. Dans certains cas, ce n’est pas la réussite qui nous construit, mais bien la capacité à analyser nos défaites, à en tirer du sens. Se relever, oui — mais pas en repartant exactement comme avant. Il faut apprendre à échouer intelligemment, à tirer parti de ses chutes, à accepter ses limites, et parfois à demander de l’aide.
- Toujours se relever… mais à son rythme. La société valorise la vitesse, la productivité, le rebond immédiat. Mais la vraie résilience est parfois lente, silencieuse. Il faut du temps pour guérir, pour comprendre, pour se reconstruire. “Se relever” peut vouloir dire prendre une pause, pleurer, se remettre en question, avant de repartir — et c’est tout aussi valable.

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